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"Nous continuerons à être au service du peuple afghan"

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"Nous continuerons à être au service du peuple afghan"





Le retrait d'Afghanistan nécessitera du temps. On ne rapatrie pas facilement 3500 hommes et des milliers de tonnes de matériel. D'autant que la voie d'accès par le Pakistan est pour le moment fermée.


François Hollande s'est rendu en Afghanistan ce vendredi, pour expliquer aux soldats français sur place les raisons qui le poussent à anticiper, d'ici à la fin 2012, leur retrait de ce pays après dix ans de guerre, et deux ans avant le reste de la force de l'Otan. Le point sur les modalités de ce retrait.

3400 soldats et 150 gendarmes

La France compte encore quelque 3400 soldats et 150 gendarmes sur le terrain, notamment à Kaboul, en Surobi et dans la province de Kapisa, dans le cadre de la Force internationale de l'Otan. Elle a compté jusqu'à 4000 hommes dans le pays entre 2010 et début 2011. Pressé par les Etats-Unis d'envoyer des renforts de combattants, l'ancien président français Nicolas Sarkozy avait préfère envoyer des instructeurs militaires. En juin 2011, l'Elysée avait finalement annoncé "un retrait progressif" des soldats français, parallèlement au rapatriement annoncé par les Etats-Unis d'un tiers des forces américaines d'ici l'été 2012.

2000 "troupes combattantes"

Le calendrier de l'Otan, confirmé lors du sommet de l'organisation à Chicago ce week-end, prévoit le retrait des forces internationales fin 2014, mais plusieurs autres pays, dont les Etats-Unis, ont également annoncé des rapatriements anticipés de leurs troupes.

Les "troupes combattantes" françaises s'élèvent à environ 2000 hommes, dont un millier en Kapisa, selon le ministère de la Défense. Les autres unités françaises participent notamment à des missions de formation de l'armée afghane à Kaboul.

Des milliers de tonnes de matériel


Outre les troupes, dont le rapatriement ne présente pas de difficultés particulières, l'armée française devra désengager des milliers de tonnes de matériel, la France ayant déployé son équipement le plus moderne. Après le retrait de 600 premiers soldats français depuis octobre 2011, environ 900 véhicules -blindés lourds, VAB, pièces d'artillerie... -, 1.400 conteneurs, 3 Mirage 2000, et 14 hélicoptères, devront encore être retirés.

François Hollande a précisé durant la campagne électorale que le retrait du matériel "prendra sans doute plus de temps", ce qui signifie que des soldats français seront toujours en Afghanistan après la fin de l'année 2012 pour achever ce rapatriement.

Le problème des voies de sortie

Plusieurs voies d'accès sont possibles pour évacuer le matériel. Des négociations sont en cours, notamment entre l'Otan et le Pakistan, pour obtenir la réouverture du passage par le Pakistan. Celui-ci est fermé depuis six mois par Islamabad en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines.
Une partie du matériel pourrait également être évacuée par la route du nord, via la Russie.

Avec AFP.

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Lors de sa visite surprise en Afghanistan, le président français a expliqué que la France restera présente en Afghanistan après le retrait de ses troupes du pays, mais "différemment", dans une dimension plus "civile" ou "économique".

François Hollande est en visite en Afghanistan ce vendredi pour expliquer aux soldats français les raisons qui le poussent à anticiper leur retrait de ce pays après dix ans de guerre, et deux ans avant le reste de la force de l'Otan.

Arrivé à 8h30 à l'aéroport de Kaboul, le président, accompagné des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, s'est immédiatement rendu dans la base de Nijrab, en Kapisa, où sont stationnés la plupart des militaires français.

Le président souhaite que la France reste présente en Afghanistan après le retrait de ses troupes du pays, mais "différemment", dans une dimension plus "civile" ou "économique". Grâce aux investissements français à venir, il souhaite permettre "aux Afghans d'être auto-suffisants", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au côté du président afghan Hamid Karzaï. "Nous sommes toujours mis au service du peuple afghan et nous continuerons".

Une décision "souveraine"

Seule la France peut engager la France

Le désengagement français, prévu d'ici à fin 2012, soit un an avant le délai fixé par l'ancien président Nicolas Sarkozy, se fera de manière "ordonnée" et "coordonnée" avec les alliés de la coalition de l'Otan en Afghanistan, a aussi lancé François Hollande, qui a qualifié sa décision de "souveraine". "Seule la France peut engager la France", a-t-il affirmé, ajoutant que le retrait serait mis en oeuvre "en bonne intelligence avec nos alliés, notamment avec le président Obama, qui en comprend les raisons, et en étroite concertation avec les autorités afghanes".

"La menace terroriste qui visait notre territoire comme celui de nos alliés en provenance de l'Afghanistan, sans avoir totalement disparue, a été en partie jugulée", a-t-il également justifié.

Ce n'est pas aux alliés de définir l'avenir de l'Afghanistan, mais aux Afghans et à eux seuls de prendre le chemin qu'ils choisiront librement

Arrivée fin 2001 en Afghanistan pour traquer Oussama ben Laden et chasser du pouvoir les talibans, qui le protégeaient, la coalition a effectivement réussi à se défaire de la majeure partie des éléments d'Al-Qaïda qui y étaient basés, en partie car ceux-ci sont partis vers d'autres zones de conflit (Yémen, etc.).

"Ce n'est pas aux alliés de définir l'avenir de l'Afghanistan", a observé François Hollande, mais "aux Afghans et à eux seuls de prendre le chemin qu'ils choisiront librement".

"La France maintient ses liens avec ce pays. Nous poursuivrons nos projets de développement" en Kapisa et Surobi, deux territoires longtemps contrôlés par l'armée française sous mandat de l'Isaf, la force armée de l'Otan, a-t-il assuré.

Le désengagement français d'Afghanistan est une promesse de campagne électorale du candidat Hollande qui, une fois élu, l'a défendu devant Barack Obama, lors du G8 de Camp David, puis au sommet de l'Otan à Chicago. M. Hollande a affirmé à plusieurs reprises que ce retrait n'était "pas négociable".
Avec

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