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Morts pour la France ?

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1 Morts pour la France ? le 07.06.11 9:16

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Morts pour la France ?

A l’heure où j’écris, cinquante-neuf soldats français sont morts en Afghanistan [1].

Régulièrement, une dépêche AFP tombe, discrète, entre deux missives people. Parfois, une annonce à l’arrache s’échappe mi-figue mi-raisin de la bouche d’un présentateur de JT sans plus susciter de commentaires. Dans le meilleur des cas, un article bref paraît dans un fond de colonne… Rien de bien folichon sur le plan médiatique pour un pays en guerre, rien de bien concerné dans le communiqué ni d’instructif dans le semblant d’explication.

Bien-sûr, il y aura toujours un jeune ou un vieil anar en chambre, subventionné par l’Etat, pour ricaner, l’écume aux lèvres, que c’est bien fait, que la soldatesque a fait son temps, que les types ont signé pour se faire pulvériser au front et que c’est leur boulot. Z’avaient qu’à pas y aller. En général, le mioche à pustules fume des roulées en nous expliquant la vie et le barbon nous enfume d’une expérience pratiquée uniquement dans ses rêves. Sauf que le cercueil qui descend de l’avion au petit matin sur un tarmac de Roissy, est bougrement concret. Le type à l’intérieur, s’il a certes signé pour défendre son drapeau, ou pour trouver (la sécurité d’)un travail, ou pour voir du pays, a normalement, qu’il le veuille ou non, donné un sens à son engagement. Que celui-ci soit contestable, naïf, décalé, obsolète ou noble et héroïque n’est pas le propos - chacun voit midi à sa porte - mais il est allé courageusement au feu et y a perdu la vie.

La France est en guerre depuis dix ans en Afghanistan et c’est à peine si l’on est au courant. Le silence radio, télé, papier est à la mesure de l’intérêt porté à la question. Faute de relais efficaces, de concret immédiat (les combats n’ont pas lieu sous nos fenêtres) et de rentabilité générée par l’excitation voyeuse, cette guerre - dont on ne sait plus ni pour qui ni pour quoi elle continue d’être menée – ne soulève, curieusement, aucune problématique pressante au sein de la population. Les médias dominants, qui devraient avoir vocation à informer, et dans le meilleur des cas à éclaircir, restent vagues et laconiques sur le sujet. Les rédactions rechignent à y envoyer leurs reporters se faire kidnapper et zigouiller, sauf à être embedded (embarqués dans les convois militaires) pour en rapporter du présentable, du ficelé- maison bien astiqué aux entournures, photogénique et gratifiant. Notre participation militaire sur ce terrain n’allume aucun débat : la droite affiche une bouche en cul-de-poule devant l’interventionnisme présidentiel, par trop altruiste et moralisateur, sentant son ambition personnelle élevée au rang historique ; la gauche, bordéliquement vide, réagit dans le sens du vent comme à son habitude et la majeure partie des Français, face au manque d’investigation sérieuse, croit à une opération de maintien de la paix et de promotion des droits de l’homme - tartufferie enfournée d’office dans son gosier, bien enrobée de miel pour faire passer la pilule. L’engagement français en Afghanistan a été vendu au départ comme une expédition visant à stabiliser un pays dit ami, un mouvement de solidarité à un peuple opprimé par un ramassis de brutes sanguinaires, une mission de sauvetage de petites filles et d’accompagnement de rustres villageois par un Occident éclairé et généreux, dans la voie de la modernité, du droit et du salut. Mais très vite - comme toujours lorsqu’on se frotte au réel - la carte postale a perdu de son pittoresque, les choses n’ont pas été si simples et si manichéennes, elles ont entraîné des opérations de guerre que personne ou presque [2] n’a commentées ni tenté de mettre au clair. Et cela dure, dans un quasi-motus consensuel, depuis dix ans.

L’OPEX Afghanistan (opérations extérieures des troupes françaises) compte quatre mille militaires essentiellement issus des compagnies de combat de l’armée de terre et de détachements des divers corps auxquels il faut ajouter un dispositif de deux-cent-cinquante gendarmes. Les effectifs français sont partagés en deux opérations distinctes : la Force internationale d’assistance et de sécurité sous commandement de l’OTAN (résolution 1386 du Conseil de Sécurité de l’ONU) chargée officiellement d’aider le gouvernement Karzaï à contenir, sécuriser et reconstruire le pays, et l’Operation Enduring Freedom (Opération Liberté immuable) sous commandement américain, destinée à lutter contre le terrorisme. Le coût français de cette intervention s’élève en 2010 à 470 millions d’euros (soit plus de la moitié des coûts consacrés aux OPEX) [3] et de 59 soldats tués à ce jour, sans compter le nombre de blessés – estropiés, mutilés, traumatisés - que la communication des Armées met prudemment sous le boisseau.

Pour ceux qui auraient loupé un wagon, rappelons que tout a commencé en 1996 lorsque les Talibans [4] prirent le pouvoir à Kaboul et permirent l’installation de camps d’entraînement d’Al-Qaïda, nébuleuse djihadiste transnationale, dans les montagnes près de la frontière pakistanaise. Les terribles attentats du 11 septembre 2001 amenèrent le gouvernement américain de l’époque à délimiter un « axe du Mal » avec Ben Laden aux commandes, ce dernier définissant à son tour George W. Bush et son pays comme le « Grand Satan » à éliminer. Seuls les exorcistes et démonologues rompus aux rhétoriques infernales pourront trancher le débat car stricto sensu l’observateur moyen aura tendance à s’y paumer. Toutefois, le premier mouvement, après cette agression sur son sol et le traumatisme consécutif, fut d’agir en représailles et de vouloir tout défoncer dans la minute à coups de rangers. Le gouvernement américain somma donc les Talibans de lui livrer sur un plateau le moujahid milliardaire ; génuflexion qu’ils refusèrent. Qu’à cela ne tienne, un mois plus tard, l’Empire du Bien – qu’on ne nargue pas impunément - envahissait l’Afghanistan sans autres formes de protocole.

Débusquer l’ennemi public n°1 dans des taupinières escarpées à l’autre bout du monde n’est pas une promenade de santé. Les occupants s’appuyèrent sur des moujahidines un peu différents, autres fondamentalistes mais de l’Alliance du Nord [5], rivaux tadjiks, ouzbeks et hazaras aussi féroces et liberticides que les Talibans pachtounes, mais ayant le bon goût de s’associer aux Américains pour mieux se débarrasser de leurs adversaires, hôtes d’une clique étrangère obsédée par la guerre sainte n’ayant, à leurs yeux, rien à fricoter dans leur pays. Fortes de ce rapprochement, quelques semaines suffirent à déloger les Talibans de Kaboul ; l’administration Bush installa alors provisoirement son champion au pouvoir, Hamid Karzaï, rare et sympathique pachtoune au service du Bien, qui fut confirmé par la suite président de la République lors des premières élections de 2004.

La contribution aux forces américaines s’enrichit parallèlement d’un certain nombre de nations comme la France pour se coaliser en une Force internationale d’assistance militaire (ISAF) constituée de plus de cent mille personnes provenant de quarante-sept pays différents et opérant sous commandement atlantique. La raison officielle de ce déploiement de troupes était de soutenir la nouvelle gouvernance afghane et de lui permettre d’organiser dans ses frontières un contrôle plus rigoureux des belligérants en présence, de former un système militaire et policier autonome et de se doter, entre autres, d’infrastructures routières, hospitalières et éducatives capables d’initier une prise d’indépendance nationale et de développer socialement le pays. Tout cela, bien entendu, dans un climat humanitaire, providentiel et protecteur, dans le pur respect des coutumes locales et des spécificités tribales et historiques [6].

Mais c’était compter sans l’ennemi. Toutes ces jolies visions d’un monde paisible, prospère et démocratique (dont les pays occidentaux peuvent se targuer) allaient se déliter comme du carton-pâte sous l’effet, encore une fois, des conditions ambiantes. La stratégie contre-insurrectionnelle développée par la coalition avait pour but d’affaiblir les Talibans et leurs copains terroristes planqués chez l’habitant, tout en respectant les traditions du crû pour légitimer, par un tour de passe-passe particulièrement ambitieux, l’intervention occidentale. Tactique convaincante dans les briefings et sur les cartes d’état-major mais plus confuse sur le terrain. Les résultats escomptés furent décevants, ce qui poussa la Maison Blanche à revenir aux méthodes éprouvées : capturer et tuer ceux d’en face, comme au bon vieux temps, sans s’embarrasser d’inutiles coquetteries.

Les Talibans ont repris du poil de la bête, renforcés par de farouches chefs de tribus et des seigneurs de guerre locaux excédés par l’occupation militaire. L’intensité des combats ne se dément pas au regard du nombre croissant de victimes de tous bords. Beaucoup d’insurgés rallient la guérilla pour bénéficier d’avantages, sortant ainsi leur famille d’une misère endémique tandis que des kamikazes, toxicomanes ou malades condamnés, vendent leur vie au profit d’un bonus opportun pour leurs proches. Les soldats de la coalition, eux, tombent souvent à la suite d’accrochages ou d’engins explosifs improvisés, leur rappelant que chacun a ses façons de faire, pas forcément compatibles avec ce qu’on apprend dans les casernes de l’Hexagone. Hamid Karzaï peine à se faire entendre, est la cible récurrente de tirs d’obus, traîne derrière lui une insistante odeur de trafic d’opiacées entretenant les membres de sa famille et de son gouvernement, mais aussi les rebelles, les paysans, les hommes d’affaires, les commerçants, pratiquement tout le monde, dans un système de corruption à l’air libre jouissant d’une formidable impunité. Des tensions et des heurts altèrent la coopération entre les deux armées, l’occidentale et l’afghane, où les désertions dans cette dernière, faute de soldes et de conditions de vie décentes, en affaiblissent l’unité et les performances. Les civils ne sont pas épargnés, des milliers de victimes « collatérales » grossissent le classement, les droits fondamentaux si chers à l’occupant tardent à se mettre en place et les mauvais traitements, la terreur, la torture se généralisent dans les deux camps [7]. La défiance de la population afghane tend à s’accroître contre la présence de la coalition, de plus en plus regardée comme une invasion étrangère - jets de pierres au passage des convois, hostilité manifeste des civils à l’égard des soldats, lassitude des habitants devant une situation bloquée. Et que dire de l’image que cette guerre véhicule dans le monde musulman ? Critiquée, blâmée, elle fournit des arguments légitimes aux activistes les plus extrêmes.

Le gouvernement français refuse impudemment le débat sur notre présence en Afghanistan : « Nous resterons là-bas autant qu’il le faudra » martèle-t-il sans argumenter. Les déclarations du Premier ministre (F. Fillon) et des ministres successifs de la Défense (H. Morin et G. Longuet) [8] insistent sur notre « mission de paix », notre « lutte contre la tyrannie », la menace contre notre sécurité intérieure si nous nous retirons, notre vocation à porter les valeurs de la liberté et de la démocratie à des peuples qui n’ont pas eu la chance d’avoir reçu assez tôt les lumières étincelantes de notre meilleur des mondes. En prendre acte mais encore ? L’élan primordial, solennellement proclamé à la planète entière, était animé par l’intention d’éradiquer le terrorisme, d’aller chercher l’infâme barbu à turban par la peau des fesses, de le remettre à l’Oncle Sam - ou d’en faire des confettis, c’est selon – bref, de casser à bon droit de l’Arabe indocile. La figure tutélaire d’Oussama Ben Laden, narguant le monde civilisé d’une caverne obscure de Tora Bora, s’est secrètement diluée en mer d’Oman, à l’heure où les combattants d’Al-Qaïda se réduisent comme peau de chagrin sur le sol afghan. Devons-nous pour autant continuer à traquer des terroristes là où ils ne sont plus ? Nous mêler à une guerre civile (largement attisée par notre folie des grandeurs) qui ne concerne plus qu’un peuple entre lui et lui-même et dont une grande partie nous réclame expressément de dégager sous peine de faire durer l’enfer « jusqu’au départ du dernier soldat étranger » (communiqué des Talibans du 30 avril 2011) ? La fièvre monomaniaque des attentats, l’épidémie de terreur irrationnelle et de paranoïa diffusée dans les pays occidentaux ont fait naître une campagne démesurée contre les libertés individuelles : fichages d’identité à outrance, dépistages obligatoires de tout et de n’importe quoi, surveillance morbide du quidam lambda poussée aux détecteurs de métaux dès qu’il entre quelque part et aux recherches d’explosifs jusqu’au fond de son slip. Le progrès de l’humanité doit-il en passer par cette humiliante régression ?

Ces dix années de guerre n’ont conduit qu’à l’enlisement quand toutes celles menées depuis trois décennies dans la région, sous l’orchestration des blocs soviétique et américain, ont échoué face à des Afghans déterminés, bien résolus à échapper à tout impérialisme étranger. Sommes-nous à ce point hallucinés et sûrs de nous pour prétendre faire fi des leçons du passé et s’entêter dans une situation chaotique ? L’objectif militaire est loin d’être atteint, les Talibans sont toujours aussi actifs, la pseudo-greffe démocratique n’a pas pris, la région n’est pas stabilisée et les pertes humaines devraient nous faire rougir de honte. Le coût de l’intervention, dans une France minée par la précarité et le chômage, frôle l’obscénité et l’Alliance du Bien commence à battre de l’aile face au réveil des populations, à l’Est comme à l’Ouest, décidées à donner de la voix. On va-t-en-guerre avec des trémolos dans le discours, la bouche fleurie de bons sentiments scandés depuis les lambris du Pouvoir, les éditoriaux d’observateurs qui copinent, d’experts qui mangent à tous les rateliers en fonction des places à prendre et de fumistes patentés qui s’auto-proclament intellectuels. Les Droits de l’Homme sont tellement servis à toutes les sauces qu’on en a perdu la valeur réelle, comme par exemple le droit fondamental de pouvoir déambuler à poil dans la rue sans se faire lapider. On s’emmêle les crayons à trop vouloir bomber le torse. Pourquoi le Bien n’interviendrait-il pas aussi en Arabie Saoudite ? Les femmes y sont-elles mieux traitées qu’en Afghanistan ? Qui sait si la sélection du pays à bombarder ne dépendrait pas de principes moins nobles et d’intérêts plus cyniques soigneusement dissimulés sous un argumentaire vendeur ? [clin d’œil ou rire gras, au choix].

Et si nous commencions à en avoir notre dose de cette attitude d’aligné, de contremaître de champs de coton, de coolies intermédiaires ? Il n’y a pas de guerre morale, propre, chirurgicale qui ne ciblerait que des noyaux stratégiques ou alors, peut-être, à la rigueur, dans les jeux vidéo. Le front et l’arrière ne sont plus balisés comme ils l’étaient jadis, il n’est plus possible de trier celui qui combat de celui qui ne combat pas, y aller à la louche garantit encore, malgré les récents développements technologiques, un bien meilleur rendement en termes de victimes. Et tout cela dans une plaidoirie à vous tirer les larmes des yeux en faveur de la justice et de la paix. Des tartines et des tartines d’émotion pour justifier nos réflexes de Rambo. Le droit d’ingérence est la bonne excuse pour s’imposer davantage ; notre culture dominatrice est ainsi légitimée, légalisée par des valeurs que nous prétendons universelles. Accepterions-nous ce même droit d’ingérence entre nous, entre Etats libéraux, ou pire, de la part de pays que nous considérons comme de la merde ? Non.

Evidemment, les intrigues géopolitiques, énergétiques, économiques dépassent de loin en profit potentiel la réflexion philosophique sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’accommodement entre les différentes ethnies d’Afghanistan n’est possible que par la négociation sous l’égide du « pouvoir » en place avec le concours des Etats de la région. La participation de l’OTAN à ses possibles pourparlers n’est pas fondée ni requise, si ce n’est, certainement, au nom d’ouvertures commerciales, d’un partage de butin à préserver des griffes chinoises, motivant notre empressement à nous ranger sous le Stars and Stripes. En être, même dans le rôle du laquais, pour reconstruire un pays ravagé, pour exploiter tranquillement ses richesses (ressources en gaz naturel et en pétrole, nombreux gisements de métaux rares, charbon, pierres précieuses, etc.) - ou plutôt les miettes des richesses que les monstres anglais et américain daigneraient nous laisser. Realpolitik, dîtes-vous ? Jawohl ! mister President.

Les autorités françaises nous désinforment sur la question afghane. La poursuite des combats contribuera à s’enferrer davantage dans une situation bloquée. Imposer une démocratie incertaine à coups de canons Caesar est une approche peu crédible d’émancipation des peuples ; un enfant de quatre ans le comprendrait d’instinct. Avec de la bonne volonté et une politique extérieure digne, équilibrée et courageuse, d’autres méthodes plus matures (diplomatiques, financières, aide au développement, reconnaissance et soutien des partisans « gentils », non-coopération avec les Etats « très méchants », etc.) peuvent porter leurs fruits. Il en va de la crédibilité des pays occidentaux. Mais il semble que notre gouvernement ne table pas sur les mêmes ressorts et se pique de la mauvaise manie de s’affubler à tort et à travers d’une cape de Zorro international pour des raisons de politique intérieure, de visées électoralistes et de mégalomanie.

Cinquante-neuf soldats français sont morts en Afghanistan. Qu’ils reposent à présent en paix. Ceux qui en reviennent ne sont pas reconnus. Le désintérêt de leurs compatriotes en dit long sur l’ignorance et l’omerta qui pèsent chez nous lorsqu’il s’agit des orientations essentielles de notre pays. Est-ce trop fatigant d’y réfléchir ? Trop compliqué d’en débattre ? Trop imprudent de les évoquer ? C’est visiblement trop quelque chose ou pas assez, mais le flou artistique qui entoure la question et l’apathie citoyenne qui en fait l’écho ne plaident pas en faveur d’un retrait des troupes qui, suprême horreur ! nous grillerait définitivement de l’OTAN. La France n’a pas choisi le camp de la France et c’est bien regrettable. Nos jeunes soldats, quant à eux, ont malheureusement du souci à se faire. A défaut de mourir pour leur pays, ils mourront pour les postures d’un fanfaron.



[1] Liste des 59 soldats français tués en Afghanistan : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110526.OBS3987/afghanistan-les-morts-oublies.html - le site n’a pas encore mis à jour sa liste avec la mort du Caporal-Chef Nunes-Patego.

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