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Egypte : la révolte continue, le pouvoir ne cède pas

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Egypte : la révolte continue, le pouvoir ne cède pas




Les promesses de Hosni Moubarak et
la désignation d'un vice-président et d'un nouveau premier ministre
n'ont pas convaincu les Egyptiens qui sont encore descendus dans la rue
par dizaines de milliers, samedi 29 janvier défiant le le couvre-feu
imposé par le pouvoir. Alors qu'il prenait fin dimanche matin – à 8
heures au Caire, 7 heures à Paris –, les Egyptiens se préparaient à une
nouvelle journée de manifestation, la sixième depuis le début de ce
mouvement populaire lors duquel plus de cent personnes ont été tuées.





Les Egyptiens s'organisent face aux pillages. La police a disparu des rues du pays. "Elle est introuvable",
rapporte un témoin au Caire. Magasins, maisons, banques et bâtiments
officiels ont été la cible de pilleurs dans la nuit de samedi à dimanche
dans plusieurs villes. "Ils laissent l'Egypte se réduire en cendres", déplore un jeune Cairote qui accuse le pouvoir de laisser volontairement le pays en proie aux pilleurs.
De simples citoyens, armés de bâtons ou de couteaux, se sont
organisés en comité de village ou de quartier pour prendre le relai de
la police. "Vu que le gouvernement ne le fait pas, nous envoyons nos enfants former des boucliers humains pour combattre les criminels",
explique un commerçant du Caire. L'armée a demandé aux Egyptiens de
rentrer chez eux pendant la nuit pour pouvoir faire face aux violences.
(voir cette vidéo d'Al-Jazira, dans laquelle un militaire exhorte la foule à faire attention aux pilleurs).
Selon des témoins, l'armée assure toutefois la protection des
principaux bâtiments publics et des musées. En particulier, le musée du
Caire a été vandalisé dans la nuit de vendredi à samedi : deux momies
ont été endommagées et une dizaine d'objets subtilisés. Selon le chef
des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass,
le musée est désormais sous contrôle. L'armée a également été déployée
autour d'autres sites archéologiques d'importance comme les pyramides de
Gizeh ou le temple de Louxor.
>> Lire l'article : L'armée égyptienne reste une institution puissante malgré son déclin

L'armée n'a pas pu faire respecter le couvre-feu. Samedi,
les manifestations ont été moins violentes que vendredi. Dans les
grandes villes, les opposants à Moubarak ont maintenu la pression.
Malgré les appels de l'armée exhortant la population à ne pas se
rassembler et à respecter le couvre-feu – en vigueur de 15 heures à 8
heures, heures de Paris –, des dizaines de milliers de personnes ont
manifesté au Caire, à Suez, à Alexandrie ou à Ismaïlya.
A Alexandrie, des heurts on éclaté entre policiers et manifestants.
Selon des témoins, il y aurait eu des tirs à balle réelle. A Rafah, dans
le nord du pays, le siège de la sûreté d'Etat a été attaqué. Il y
aurait trois morts parmi les policiers. Suez est un "vaste champ de bataille".
Une partie des manifestants s'est rassemblée devant la morgue où, selon
des sources médicales, ont été amenées les dépouilles d'une douzaine de
personnes. Des affrontements ont eu lieu avec la police, aux abords du
ministère de l'intérieur, où des manifestants ont essayé d'entrer.
Trois manifestants auraient été tués, rapporte Al-Jazira.
>> Relisez le récit des manifestations et des évènements de samedi en Egypte sur LeMonde.fr
Omar Souleiman, nouveau vice-président. Le
gouvernement égyptien a démissionné à la mi-journée, comme l'avait
promis le président Moubarak vendredi soit au cours d'une allocution
télévisée. Le président a d'ores et déjà nommé le chef du renseignement,
Omar Souleiman, au poste de vice-président. La télévision d'Etat
égyptienne a diffusé des images de M. Souleiman au moment où il prêtait
serment. Le ministre de l'aviation, Ahmad Chafic, a été nommé premier ministre.
>> Lire l'article : Avec Omar Souleiman, le régime égyptien se replie sur lui-même
Vendredi, M. Moubarak avait promis des réformes démocratiques : "Il
y aura de nouvelles mesures pour une justice indépendante, la
démocratie, pour accorder plus de liberté aux citoyens, pour combattre
le chômage, augmenter le niveau de vie, développer les services et
soutenir les pauvres"
. Mais il a également prévenu que "ce
n'est pas en incendiant et en attaquant des biens publics et privés que
nous répondrons aux aspirations de l'Egypte et de ses fils, mais par le
dialogue, la conscience et l'effort"
.
Selon lui, "la frontière est mince entre la liberté et le chaos,
et je penche pour la liberté des gens à exprimer leurs opinions autant
que je tiens à la nécessité de maintenir la sécurité et la stabilité de
l'Egypte"
. Samedi soir, la composition du gouvernement n'avait pas été annoncée.
Par ailleurs des informations d'Al-Jazira et de la BBC faisaient état
de la présence à Londres du fils de Hosni Moubarak, Gamal, et d'autres
membres de sa famille. Des affirmations contredites par les médias
officiels.
Interrogations sur le rôle de l'armée. Alors que
les militaires ont pris position dans les villes touchées par le
soulèvement populaire, l'armée n'a pas tiré sur la foule. Les images
d'Al-Jazira et de la BBC montrent des militaires qui encadrent les
manifestations sans toutefois intervenir directement. La télévision
d'Etat a assuré que toute personne qui ne respecterait pas le couvre-feu
se mettrait en danger, mais l'armée n'a pas mis cette menace a
exécution.
>> Lire le chat : En Egypte, "les militaires ne resteront pas inertes si le pouvoir politique est acculé"




Des opposants à Moubarak sur un char de l'armée au Caire, samedi 29 janvier.Reuters/YANNIS BEHRAKIS




Le bilan s'alourdit. Le bilan des manifestations de
vendredi a été largement revu à la hausse. Les chiffres officiels du
ministère de la santé font état de 38 morts. Mais selon un recoupement
des sources médicales, il y aurait eu plus d'une centaine de morts pour
les journées de vendredi et samedi, et plusieurs milliers blessés. Douze
personnes ont également trouvé la mort, samedi, à Beni Soueif, dans des accrochages avec la police.
Les opposants haussent le ton. L'ancien directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradei, partisan de réformes politiques en Egypte, a réaffirmé que Hosni Moubarak "doit partir", dans une déclaration à France 24. "Hier
soir, nous espérions qu'il allait décider de partir, mais à la dernière
minute, il est apparu avec un discours vide de sens, qui a été une
grosse déception pour les Egyptiens"
, a dit le prix Nobel de la paix 2005. "Il n'a clairement pas compris le message qui émanait du peuple égyptien", a ajouté M. ElBaradei, pour qui le fait que M. Moubarak se soit contenté d'annoncer un nouveau gouvernement constituait "presqu'une insulte à l'intelligence du peuple". "Il n'a proposé aucune réforme politique ou économique", a-t-il dénoncé.
Il s'est aussi dit déçu de la position des Etats-Unis: "Ce qui
est aussi extrêmement décevant pour les Egyptiens, c'est le message
provenant des Etats-Unis, qui ont déclaré vouloir travailler avec le
peuple égyptien et le gouvernement, alors qu'il faut faire un choix"
.
De leur côté, les Frères musulmans, principal mouvement d'opposition dans le pays, ont affirmé leur soutien au "soulèvement pacifique béni" et appelé à la mise en place d'"un
gouvernement de transition sans le Parti national démocrate, qui
organise des élections honnêtes et une passation pacifique du pouvoir"
.
Le plus influent prêcheur du monde arabe, cheikh Youssef Al-Qardaoui, a affirmé que seul le départ du président Hosni Moubarak pouvait régler la crise en Egypte. "Va-t-en Moubarak, aie pitié pour ce peuple et dégage avant que la destruction ne s'étende en Egypte", a dit ce théologien qatari d'origine égyptienne à la télévision du Qatar Al-Jazira.
>> Lire l'analyse du Monde sur la position des Frères musulmans

Un haut responsable du parti au pouvoir, Ahmad Ezz,
largement perçu comme un pilier d'un régime corrompu, a par ailleurs
démissionné du Parti national démocrate, selon la télévision d'Etat.
Ahmad Ezz, magnat de l'acier qui joue un rôle important dans le monde
politique et des affaires en Egypte, était membre du secrétariat
politique de PND et proche du fils du président Hosni Moubarak, Gamal.
Sur le plan diplomatique. Le président français, la
chancelière allemande et le premier ministre britannique ont publié
samedi une déclaration conjointe dans laquelle ils se disent "vivement préoccupés par les événements" en Egypte. "Nous
appelons le président Moubarak à éviter à tout prix l'usage de la
violence contre des civils sans armes et appelons les manifestants à
exercer leur droit pacifiquement"
, dit la déclaration de Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et David Cameron. Ils jugent "essentielle" la mise en œuvre des "réformes politiques, économiques et sociales" promises par Moubarak. Les trois dirigeants soulignent que les "droits
de l'homme et les libertés démocratiques doivent être pleinement
respectés, y compris la liberté d'expression et de communication,
notamment l'usage du téléphone et de l'Internet, ainsi que le droit de
réunion et de manifestation paxcifique"
. "Nous appelons le
président Moubarak à engager un processus de changement qui se traduise à
travers un gouvernement à représentation élargie et des élections
libres et justes"
, conclut la déclaration.
>> Lire l'article : La France prône le "dialogue" et la "retenue"
Le président Obama a aussi demandé au président égyptien de respecter
ses engagements. Il a insisté sur le fait que les Etats-Unis
resteraient "toujours un partenaire de l'Egypte". L'Union européenne appelle pour sa part à "l'arrêt des violences pour stopper les effusions de sang".
>> Lire l'article : Barack Obama fait pression sur Moubarak
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas,
se sont dit solidaires du président Moubarak. Dans plusieurs villes du
monde, des manifestations de soutien au soulèvement égyptien ont eu lieu
devant les ambassades d'Egypte (Voir le portfolio : De Tunis à Tokyo, la solidarité avec l'Egypte)


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