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Afghanistan: des élections législatives sur fond de peur et de désenchantement

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Afghanistan: des élections législatives sur fond de peur et de désenchantement

Hekmatullah n'ira pas voter lors des prochaines élections législatives du 18 septembre en Afghanistan. "Je ne veux pas risquer ma vie pour rien", confie ce commerçant de Kandahar (sud). Des propos qui traduisent le désenchantement et les craintes de nombre de ses compatriotes. Le scrutin de septembre, estiment-ils, est joué d'avance, après l'élection présidentielle de l'an dernier marquée par des fraudes de grande ampleur.

Partout en Afghanistan, l'insurrection a gagné du terrain. "Nous ne savons pas si nous serons en vie demain et vous parlez d'élection?", s'étonne Abdul Jabbar Aghnozada, un agriculteur de la région d'Arghandab, au nord de Kandahar, où les combats sont violents.

"Je ne sais pas pourquoi ils s'embêtent à organiser des élections, alors que le gouvernement ne peut rien faire pour notre sécurité". Et les talibans sont trop puissants dans la région pour songer à aller voter, ajoute-t-il.

Selon la Fondation afghane pour des élections libres et équitables, des candidats ont renoncé à faire campagne dans les provinces de Kandahar (sud) et Paktia (est) en raison des risques. De plus, "la perception des choses dans certaines provinces est que les vainqueurs du scrutin ont déjà été désignés par les responsables locaux", explique Nader Nadery, le directeur de la Fondation. D'autres candidats, ajoute-t-il, détournent des fonds ou ressources publiques pour leur campagne, sans être sanctionnés.

Dans la capitale Kaboul, relativement plus sûre, certains ne voient pas non plus l'intérêt d'aller voter. "Il y a trop de corruption", estime Mabubullah Ayubi, gérant d'un restaurant. "Tous les gens sur les affiches, ce sont des chefs de guerre", lance-t-il. Le Parlement n'a pas fait grand-chose depuis cinq ans et les bureaux de vote risquent en outre d'être la cible d'attentats, fait valoir le restaurateur.

Il se montre sceptique quant à la possibilité de réformes. "Pas la peine de remonter à cinq ans, il suffit de voir l'élection présidentielle de l'an dernier. Il y a eu trop de fraudes".

Les prochaines législatives, destinées à désigner 249 députés parmi plus de 2.500 candidats, ne "seront pas parfaites", convient le représentant des Nations unies en Afghanistan, Staffan de Mistura. "Ce ne sont pas les élections qu'on verrait dans des pays qui ne sont pas confrontés aux mêmes défis. Mais elles seront meilleures", veut croire le diplomate suédois.

La Commission électorale indépendante, à ces fins, a rayé des listes quelque 6.000 employés de bureaux de vote, en raison de leur inexpérience ou de fautes professionnelles lors de la présidentielle d'août 2009. Les responsables électoraux prêteront serment sur le Coran et seront affectés à des bureaux différents que lors de la présidentielle, poursuit Fazel Ahmaf Manawi, président de la Commission. "Nous avons beaucoup appris de l'élection de l'an dernier", assure-t-il.

Hekmatullah, le vendeur de cosmétiques de Kandahar, n'en est pas convaincu. "Rien n'a changé. Ici, les talibans sont toujours en place, alors je suis sûr que ce sera dangereux de voter. Et ça ne sera pas équitable", avoue celui qui, comme beaucoup d'Afghans, n'utilise qu'un nom.

Les responsables électoraux espèrent mettre en place pour les législatives 5.897 points de vote dans tout le pays. L'armée et la police promettaient initialement d'en sécuriser 6.835, mais la commission électorale les a persuadées de revenir à un chiffre plus raisonnable, selon M. Manawi. "Les forces de sécurité essaient toujours de présenter la situation de façon plus favorable qu'elle ne l'est vraiment. Ils ne voyaient pas la réalité", note-t-il. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20100829/twl-afghanistan-elections-fcd69a8_1.html

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Mort de cinq militants afghans soutenant une femme candidate

Des hommes armés ont tué cinq militants afghans qui faisaient partie de l'équipe de campagne d'une femme candidate pour les élections législatives du 18 septembre, a annoncé dimanche un responsable local.

Depuis le début de la campagne électorale, quatre candidats ont été tués.

Jeudi, dix militants de la candidate Fawzia Gilani ont disparu dans le district d'Adraskan, dans la province d'Herat, près de la frontière iranienne.

Peu après cet incident, des responsables locaux avaient indiqué qu'ils ne savaient pas si ces militants avaient été enlevés par des taliban ou par des rivaux politiques.

Un mouvement islamiste a indiqué plus tard avoir kidnappé cinq d'entre eux, tandis que les cinq autres ont refait surface, en bonne santé, à la fin de la semaine.

Le chef du district d'Adraskan, Nisar Ahmad Popal, a indiqué à Reuters que les corps des cinq portés disparus avaient été retrouvés sur les flancs d'une colline, criblés de balles, avant de préciser qu'il ignorait pour l'heure qui était responsable de ces assassinats.

"Nous avons envoyé les corps à l'hôpital", a-t-il précisé, afin que soient pratiquées des autopsies.

Quelque 2.500 candidats, dont 400 femmes, brigueront le 118 septembre les 249 sièges de la Wolesi Jirga, la chambre basse. Pour des raisons de sécurité, plus de 900 centres électoraux afghans devront rester fermés lors du scrutin.

Sharafuddin Sharafyar et Sayed Salahuddin, Olivier Guillemain pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/4/20100829/twl-afghanistan-elections-violences-41953f5_1.html

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Élections en Afghanistan : la dure campagne des candidates


Selon les ONG, seul un tiers des candidates ont pu réellement faire campagne et ont ainsi une chance d'être élues.

A l'approche des élections législatives du 18 septembre, la tension monte d'un cran en Afghanistan. Principales victimes de ce regain de violences : les candidats aux 249 sièges de la chambre basse, et plus particulièrement les candidates, qui occuperont au moins 68 sièges, réservés à leur intention à chaque scrutin législatif depuis la chute du régime taliban en 2001.

Les Afghanes, qui n'ont jamais été aussi nombreuses à se présenter à des élections législatives, sont devenues les cibles de choix de la violence des talibans. Dimanche 29 août, la police a annoncé avoir retrouvé les corps de cinq hommes, ligotés et tués par balles, qui faisaient partie de l'équipe de la candidate Fawzya Galani. Dix membres du QG de campagne de Mme Galani avaient été enlevés la semaine dernière près de Herat (Ouest), la deuxième ville du pays. Selon des sources officieuses, cinq d'entre eux auraient été libérés peu après. Les talibans ont revendiqué l'enlèvement, mais pas le meurtre des cinq hommes.

Fawzya Galani, qui est en campagne pour sa réélection, avait lancé un appel aux insurgés pour qu'ils libèrent les membres de son équipe et avait en outre demandé au gouvernement de prendre des mesures pour assurer la sécurité des candidats. Les hommes ne sont en effet pas épargnés : un autre candidat de Herat, Abdul Manan, a été tué par balles alors qu'il circulait à moto, samedi 28 août.

INSULTES ET MENACES DE MORT

Le nombre de femmes en campagne électorale est passé de 328 en 2005 à 406 en 2010 (sur près de 2 500 candidats officiellement déclarés pour les élections de septembre), soit une hausse de 22 %. Une évolution qui déplaît aux conservateurs les plus extrémistes, opposés à la tenue d'élections en général et à la présence de femmes parmi les candidats en particulier. Dans les rues de Kaboul, la plupart des affiches de campagne présentant des femmes sont barrées de rouge ou arrachées. Si la situation est déjà tendue pour les candidates de Kaboul et de sa région (148 candidates, soit 17 % du total des femmes en lice), elle est encore pire dans les provinces rurales.

Selon un rapport publié le 28 août par l'ONG Free and Fair Election Foundation of Afghanistan (FEFA, qui regroupe plusieurs associations de membres de la société civile afghane), une candidate de la province isolée de Ghor (Centre-Ouest) s'est vue contrainte, sous la menace, d'abandonner la campagne et de se réfugier dans la capitale. Une autre s'est plainte de recevoir plusieurs dizaines de coups de fil par jour, des insultes dans le moindre des cas, des menaces de mort dans le pire. "Neuf menaces sur dix sur des candidats aux élections visent des femmes", dénonce le rapport.

DIFFÉRENCES DE TRAITEMENT

"Les campagnes électorales des femmes sont à peine visibles dans les provinces les plus reculées du Sud et du Sud-Est, et les candidates se plaignent de l'indifférence du gouvernement face aux menaces qui pèsent sur leur sécurité", indique le rapport, qui pointe en outre un certain nombre de détournements de ressources publiques à des fins électoralistes, et la violation des règles de campagne qui, par exemple, interdisent tout rassemblement politique dans des écoles ou des mosquées. Selon l'ONG Cooperation Center for Afghanistan, citée par Politics Daily, seuls 30 % des candidates ont pu réellement faire campagne et ont ainsi une chance d'être élues.

Le rapport de la FEFA dénonce par ailleurs les différences de traitement entre candidats : ceux qui ont le privilège d'être "adoubés" par les dirigeants locaux bénéficient généralement d'un dispositif de protection supérieur aux autres. Le gouvernement afghan avait pourtant promis deux gardes du corps à chaque candidate. Une promesse jamais tenue, faute de moyens.

C'est la quatrième fois en six ans que les Afghans sont appelés aux urnes et cette fois encore, la campagne d'intimidation des talibans semble porter ses fruits : mercredi 25 août, la commission électorale a annoncé que plus de 900 bureaux de vote, soit 14 % du total, n'ouvriraient pas leurs portes le 18 septembre en raison des problèmes de sécurité. Une mauvaise nouvelle pour un scrutin perçu comme un test à grande échelle de la solidité des institutions afghanes.
Audrey Fournier

lemonde.fr

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Les talibans menacent d'attaquer des bureaux de vote lors des législatives

Les talibans ont menacé dimanche d'attaquer des bureaux de vote lors des élections législatives du 18 septembre, mettant en garde les Afghans contre toute participation au scrutin.


Dans le même temps, deux soldats de la coalition -dont au moins un Britannique- ont été tués dans des affrontements dans le sud de l'Afghanistan, portant à sept le nombre des militaires étrangers morts dans le pays depuis début septembre.

La menace brandie par les talibans intervient à moins de deux semaines du vote et fait suite à l'annonce de la liste définitive des bureaux de vote qui seront ouverts pour ces législatives.

"Tous les Afghans devraient boycotter ces élections", a déclaré Zabiullah Mujahid, porte-parole des talibans, par téléphone à l'Associated Press. Il a estimé qu'un tel processus ne se déroulerait qu'à "l'avantage des étrangers qui veulent maintenir leur existence dans le pays" et que "les gens n'en tireraient aucun bénéfice".

La position des talibans est conforme à leur attitude passée. Les insurgés cherchent à renverser le gouvernement en poste à Kaboul et à chasser les soldats étrangers du pays. Ils ont boycotté ou cherché à saboter tous les aspects du du processus politique.

Les menaces des talibans et les intimidations ont entraîné une baisse de la participation électorale lors de la présidentielle de l'an passé, entachée de fraudes, particulièrement dans des zones rurales où la sécurité était plus difficile à assurer. A l'époque, nombre d'Afghans avaient déclaré qu'ils ne voteraient pas, par crainte d'attaques.

Les autorités électorales ont l'intention d'ouvrir 5.897 bureaux de vote le 18 septembre, après avoir écarté plus de 900 endroits en raison des inquiétudes en matière de sécurité. L'an dernier, 6.167 bureaux de vote avaient ouvert leurs portes.

Les Afghans seront appelés à élire 249 membres de la chambre basse du Parlement, parmi plus de 2.500 candidats, dont plusieurs dizaines de femmes.

Le gouvernement afghan et ses partenaires étrangers disent avoir l'espoir que ces législatives consolident un peu plus le fragile système démocratique et engagent le pays sur la voie d'une stabilité politique, afin d'autoriser le retrait des quelque 140.000 soldats étrangers présents dans le pays.

L'ex-chef de la diplomatie, Abdullah Abdullah, qui s'était retiré l'an dernier de l'élection présidentielle, a reproché au processus son opacité et estimé que les objectifs n'étaient pas clairs. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20100905/twl-afghanistan-talibans-fcd69a8_1.html

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Les candidates courent des risques aux élections afghanes

Nima Suratgar avait à peine inscrit son nom sur une liste de candidat(e)s aux élections législatives afghanes du 18 septembre, que le premier d'une longue série de courriers électroniques insultants et menaçants arrivait dans sa boîte aux lettres.




Intitulé "La célèbre prostituée afghane se présente au parlement", ce courriel anonyme - également adressé à des médias et à des responsables électoraux - renfermait quatre pages de propos agressifs et brutaux sur la vie privée de Suratgar. Son auteur exhortait les électeurs à ne pas voter pour elle.

Pour cette enseignante de Kaboul âgée de 39 ans, ce n'était qu'un début. "Je reçois maintenant chaque jour des emails et des appels téléphoniques d'hommes qui menacent de me tuer si je ne renonce pas à briguer un siège au parlement", a-t-elle déclaré de son modeste bureau de campagne dans la capitale.

Ces menaces mettent en évidence la faible emprise qu'ont les femmes sur leurs droits chèrement acquis, notamment les droits de vote et de scolarisation, depuis l'éviction des taliban de Kaboul en 2001. Les projets de réconciliation avec les miliciens islamistes en soulignent encore la fragilité.

Suratgar n'est pas seule et, selon des observateurs électoraux, son cas illustre une forte tendance à dissuader les femmes de se porter candidates, de la part des insurgés comme des milieux conservateurs musulmans.

Les candidats hommes ne sont certes pas à l'abri des risques: quatre d'entre eux et une quinzaine de membres d'équipes de campagne ont été assassinés. Mais la Fondation de l'Afghanistan pour des élections libres et équitables (Fefa), principal groupe d'observateurs civils du pays, a noté le mois dernier que les femmes couraient des risques spécifiques.

LIBERTÉS RESTREINTES

Selon un rapport de la Fefa, neuf menaces sur dix recensées par des observateurs contre des candidats aux élections concernent des femmes. L'une d'elles a dû renoncer à faire campagne dans une province rurale du centre de l'Afghanistan et se rabattre sur Kaboul après avoir été menacée de mort.

Le 29 août, 29 hommes armés ont tué cinq militants en campagne pour la candidate Fawzia Gilani à Herat, dans l'ouest du pays. On ignore si ces crimes étaient le fait d'insurgés ou d'adversaires politiques.

Mais pour la plupart des femmes qui cherchent à obtenir un siège parlementaire, les menaces sont plus subtiles.

La société profondément conservatrice de l'Afghanistan rend beaucoup plus difficile aux femmes de réussir une carrière, note Robina Jelali, ex-athlète olympique de 25 ans aujourd'hui à la tête d'une organisation caritative féminine à Kaboul.

"Les femmes n'ont pas les mêmes possibilités que les hommes. Il nous est impossible d'aller dans la plupart des endroits, surtout le soir. Les hommes peuvent aller où ils veulent, quand ils le veulent", déclare-t-elle.

Robina Jelali n'a pas reçu de menaces de mort, mais en se déplaçant dans le cadre de la campagne elle voit chaque jour ses affiches déchirées ou maculées de peinture rouge, ce dont se plaignent la plupart des candidates. "Ils font cela parce que je suis une femme et que je suis jeune", dit-elle.

Eduquées, professionnellement actives et affichant leur franc-parler, Suratgar et Jelali - comme la plupart des 406 candidates aux législatives - incarnent tout ce qu'une femme ne doit pas être, non seulement aux yeux des taliban mais aussi d'une très grande partie de la société patriarcale afghane.

La Constitution du pays stipule qu'un quart des sièges - 68 sur 249 - de la Wolesi Jirga (chambre basse du parlement) est réservé à des femmes.

Philippe Bas-Rabérin pour le service français, édité par Gilles Trequesser

http://fr.news.yahoo.com/4/20100908/twl-afghanistan-elections-femmes-38cfb6d_1.html

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L'insécurité pose problème pour les bureaux de vote afghans



Plus d'un bureau de vote sur sept ne pourra être ouvert pour les élections législatives afghanes du 18 septembre en raison de l'insécurité croissante, notamment dans l'est du pays, a indiqué mardi la Commission électorale indépendante.


Le scrutin est considéré comme crucial pour l'évolution de la stabilité du pays et constituera un test de la crédibilité du président Hamid Karzaï, réélu l'an dernier dans des conditions jugées frauduleuses par les observateurs.

La Commission électorale a annoncé mardi la fermeture de 81 bureaux de vote dans la province de Nangarhar, près de la frontière pakistanaise, portant ainsi à un millier, sur près de 6.900, le nombre de centres électoraux qui ne fonctionneront pas le 18 septembre.

Les responsables de la Commission ont dit s'attendre à de nouvelles fermetures. "Nous voulons que nos employés travaillent en toute sécurité. Si nous constatons des risques le jour du scrutin, il est évident que nous fermerons d'autres centres", a déclaré à Reuters le président de la Commission, Fazel Ahmad Mawnawi.

Comme l'an dernier, les taliban ont appelé au boycott des élections et menacé d'en perturber le déroulement.

Quelque 2.500 candidats, dont 400 femmes, brigueront les 249 sièges de la Wolesi Jirga, la chambre basse. Il s'agit du second scrutin législatif en Afghanistan depuis que les taliban ont été chassés du pouvoir en 2001 par l'intervention militaire américaine.

Hamid Shalizi, Pascal Liétout pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/4/20100907/twl-afghanistan-elections-41953f5_1.html

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Afghanistan: des élections pour quoi faire?

La démocratie afghane est une fable. Les élections du samedi 18 septembre le démontreront une nouvelle fois.




A grand renfort de millions payés par la communauté internationale qui s’accroche à la «démocratie afghane» comme une justification d’une guerre qui ne va nulle part, des élections législatives vont se tenir samedi 18 septembre pour la deuxième fois depuis la chute des talibans en Afghanistan. On ne saurait mieux dire que le numéro un de l’ONU à Kaboul, Staffan de Mistura qui reconnaissait récemment dans un entretien à l’Agence France Presse que les élections étaient importantes «pour que la communauté internationale sente qu’elle utilise ses ressources financières et malheureusement son sang pour une cause liée aux valeurs démocratiques».

Que les Afghans, les principaux concernés se désintéressent du scrutin et désespèrent de plus en plus d’un système «démocratique» qui n’a rien changé de fondamental à leur vie n’est apparemment pas le problème. «Les gens ont voté la première fois en 2005 avec le même espoir qu’ils avaient lors du premier scrutin présidentiel l’année précédente. Maintenant qu’ils voient les résultats – une corruption généralisée, une insécurité croissante- pourquoi prendraient-ils le risque de voter avec la crainte d’avoir le doigt coupé ou d’être tué par les talibans» observe un professeur à Kaboul. Les talibans ont menacé d’attaquer les bureaux de vote et appelé les afghans à boycotter le scrutin qui ne sert «que les étrangers qui veulent maintenir leur présence dans le pays».

Staffan de Mistura ajoutait dans la même interview «les bulletins de votes sont une meilleure solution que les balles pour résoudre les problèmes». Sauf qu’en Afghanistan, les uns n’excluent pas les autres et la courbe d’insécurité ne fait que monter depuis 2001. Selon l’organisation ANSO qui suit les questions de sécurité pour les organisations non gouvernementales «l’Afghanistan est plus dangereux aujourd’hui qu’à n’importe quelle période depuis 2001». Les attaques des insurgés en augmentation de 51% par rapport à l’année dernière, affirme ANSO, s’étendent et ceux-ci sont plus ou moins présents dans 33 des 34 provinces du pays. En réponse au traditionnel spin docteurs de la coalition qui estiment toujours que c’est le dernier sursaut des talibans et que les choses vont empirer avant de s’améliorer, ANSO réplique: «nous ne soutenons pas l’idée du pire avant le mieux, nous regardons plutôt la situation comme cohérente avec la tendance des cinq dernières années où la situation ne cesse de se dégrader». Même s’il est sans doute trop tôt pour juger, l’arrivée qui s’achève cette semaine de 30.000 soldats américains supplémentaires ne parait pas avoir ralenti les opérations des insurgés. La concentration des troupes américaines dans le sud du pays a eu pour effet de déplacer l’insurrection dans des secteurs où elle n’était que très peu présente, notamment dans les zones pashtounes du nord.

L’insécurité a déjà contraint la commission électorale à réduire d’au moins 1.000 le nombre de bureaux de vote à travers le pays. Ceci risque d’entraîner comme lors du dernier scrutin présidentiel des bourrages d’urnes pour compenser le manque d’électeurs, en particulier au sud à majorité pashtoune où les talibans sont les plus actifs. D’autant plus que pour la même raison de risques accrus, les observateurs internationaux se feront rares. Ceux déployés le seront dans les centres urbains –la majorité des Afghans vit en zone rurale- avec des conditions de sécurité telles qu’ils ne risquent pas d’observer grand-chose. Beaucoup de candidats parmi les 2.247 dont 400 femmes se plaignent aussi de n’avoir pu faire campagne par crainte d’être assassinés. Quatre candidats et une dizaine de leurs supporters ont été tués durant la campagne.

L’éventuel bénéfice politique de la consultation n’est pas non plus évident dans la mesure où un tel environnement va conforter, comme lors du premier scrutin, les ex seigneurs de guerre et tous ceux qui détiennent un quelconque pouvoir. Comme l’explique le chercheur Gilles Dorronsoro, de la Carnegie Endowment for International Peace, «les élections ne seront pas un développement majeur dans le destin de l’Afghanistan. Karzai (le président afghan) se passe de plus en plus du parlement et agit à travers une jirga –rassemblement de chefs tribaux- pour établir de nouvelles politiques. Si Karzai veut faire quelque chose il marginalise le Parlement». Le président a par exemple convoqué en juin une jirga pour obtenir un accord sur sa plus importante décision politique: une réconciliation avec les talibans.

Françoise Chipaux

Photo: Un afghan transporte du matériel électoral dans les montagnes du Panshir Ahmad Masood / Reuters

http://www.slate.fr/story/27467/afghanistan-elections-corruption-talibans

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Attentat et roquettes marquent le début des législatives en Afghanistan

Un attentat qui a fait trois blessés dans un bureau de vote et plusieurs tirs de roquettes, dont l'un a fait deux morts, ont marqué samedi le début des législatives en Afghanistan, un scrutin sous la menace des talibans mais aussi des fraudes. Moins de trois heures après l'ouverture du scrutin, la Commission des plaintes électorales (ECC) assurait avoir enregistré des irrégularités dans au moins deux bureaux de vote de Kaboul.



Il s'agit des deuxièmes législatives depuis la chute des talibans fin 2001. Elles interviennent un an après une présidentielle calamiteuse entachée de fraudes massives au profit du président Hamid Karzaï, finalement réélu. Plus de 10,5 millions d'Afghans sont appelés aux urnes pour choisir leurs 249 députés à l'Assemblée nationale parmi plus de 2.500 candidats. 68 sièges sont réservés à des femmes.

Outre la menace des talibans d'attaquer bureaux de vote, candidats, organisateurs du scrutin et tout électeur qui n'aura pas obéi à leur ordre de boycotter les élections, deux sujets inquiètent la communauté internationale, qui soutient financièrement et militairement depuis la fin 2001 le régime de Karzaï : le taux de participation et les fraudes.

La sécurité, premier motif d'inquiétude

"Nous espérons que ce ne sera pas un mauvais jour, mais la sécurité est un motif d'inquiétude", a aussi déclaré Staffan de Mistura, le représentant de l'ONU en Afghanistan. Le scrutin est protégé par quelque 400.000 policiers et soldats afghans et étrangers.

Quant aux irrégularités, "le système a été amélioré, tout le monde le reconnaît, mais la fraude est, après la sécurité, un motif majeur d'inquiétude", a ajouté le diplomate onusien.

Dans la province de Khost (sud), une bombe a explosé dans la matinée dans une école qui servait de bureau de vote, blessant trois personnes, dont deux observateurs afghans, selon les autorités locales. Une roquette a été tirée à l'aube sur le centre de commandement de la force de l'Otan (Isaf), dans le centre de Kaboul, ne faisant ni dégâts, ni blessés. Une autre, tirée sur une maison dans la province de Nangarhar, dans l'est de l'Afghanistan, a tué deux personnes. Des roquettes sont également tombées sur Jalalabad (est) et Kunduz (nord), sans faire de victimes.

Karzaï s'attend à des irrégularités

La veille du scrutin, les talibans avaient enlevé 18 personnes -10 partisans d'un candidat et huit fonctionnaires de la commission électorale chargée d'organiser le scrutin - dans le nord-ouest. Parallèlement, un candidat a été kidnappé à l'ouest de Kaboul. À Kandahar, le berceau des talibans, dans le sud, les bureaux ont ouvert à l'heure, mais peu d'Afghans avaient voté une heure après. Toutes les routes de la ville sont fermées aux véhicules pour des raisons de sécurité.

En votant dans une école à deux pas de son palais présidentiel, Hamid Karzaï a espéré, lui, "qu'il y aura un taux de participation élevé" et que les gens voteront "sans subir de pression". Mais vendredi il avait reconnu qu'il fallait s'attendre à des "irrégularités". Ces derniers jours, plusieurs milliers de fausses cartes d'électeurs ont été saisies à Kaboul et dans deux provinces, selon les services secrets afghans.

La Maison Blanche a reconnu que les élections législatives se tenaient sur fond de "graves inquiétudes sur la sécurité" mais assuré que les Afghans avaient mis en place les ingrédients d'une consultation "couronnée de succès". Les Etats-Unis sont le principal bailleur de fonds de l'Afghanistan et plus des deux tiers des quelque 150.000 soldats des forces internationales sont américains. La future composition de cette Assemblée nationale ne changera pas fondamentalement la donne dans un pays où le président concentre l'essentiel des pouvoirs et ne peut se maintenir sans la présence des soldats étrangers.

http://www.lepoint.fr/monde/le-debut-des-legislatives-en-afghanistan-marque-par-des-violences-18-09-2010-1238046_24.php

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18 septembre 2010, le jour des élections législatives:




































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Marianne

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Bonsoir,

Ceux qui Apportent la démocraties ne sont pas meilleur que les Taliban!!! c'est pas la démocratie c'est un produit à vendre que les afghan ne veulent pas !

Une fois de plus on voit que nos soldats n'ont rien a faire dans ce beau pays

merci beaucoup Admin pour avoir rassembler tout ces articles

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de rien Marianne jan

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L'Afghanistan à l'heure du dépouillement après des législatives marquées par des violences





Le fastidieux dépouillement des bulletins de vote a commencé, dimanche, en Afghanistan au lendemain d'élections législatives troublées par des attaques sporadiques, qui ont fait des dizaines de victimes, et par des fraudes potentielles. Selon le chef de la Commission électorale, Fazil Ahmad Manawi, plus de 1,3 million d'Afghans ont voté, soit 40 % de l'électorat, selon les premières estimations. En comparaison, le scrutin présidentiel du 20 août 2009, entaché de fraudes massives au profit du président sortant Hamid Karzaï, avait enregistré un taux de participation de 30 à 33 %. Le dépouillement et l'examen des plaintes auprès de la Commission des plaintes électorales (ECC) ne devraient pas permettre d'avoir une cartographie précise des résultats avant plusieurs semaines. L'annonce des résultats définitifs est prévue le 31 octobre.

Dès samedi soir, le chef de la mission de l'ONU en Afghanistan, Staffan de Mistura, avait tiré un "bilan mitigé" des élections et estimé que la sécurité n'avait pas été "bonne". De son côté, Washington a félicité l'Afghanistan pour avoir organisé des élections "dans des circonstances extrêmement difficiles". Selon le commandement de l'Otan, les violences lors du scrutin ont été plus nombreuses, mais moins meurtrières que lors de la présidentielle de 2009. 485 incidents ont émaillé le scrutin samedi contre 479 à l'époque. Vingt-deux personnes ont été tuées samedi : sept civils, onze policiers et soldats afghans et quatre soldats des forces internationales, selon les chiffres de l'Otan. Plus de 60 Afghans et 36 soldats des forces internationales ont également été blessés. 57 personnes (civils, policiers et soldats afghans) avaient été tuées lors des élections présidentielle et provinciales de 2009, selon un rapport de l'ONU d'octobre 2009.

Nombreuses irrégularités

Le chef de la Commission électorale et le ministre de la Défense avaient avancé, samedi soir, le chiffre de quinze morts (11 civils, 3 policiers et 1 soldat afghans) dans les violences, principalement après des tirs de roquettes et au mortier visant les bureaux de vote. Par ailleurs, la Commission des plaintes électorales (ECC) a indiqué avoir déjà reçu des "plaintes après des accusations d'ouverture tardive de bureaux de vote, des cas de menaces et d'intimidation, des cas de personnes non autorisées à voter, des cas d'utilisation illégale de cartes d'électeur, de mauvaise qualité de l'encre indélébile et de manque de bulletins de vote". L'ONG FEFA (Fondation afghane pour des élections libres et régulières) a affirmé que le déroulement des élections avait donné lieu à de "nombreuses irrégularités" qui font peser "des doutes sérieux sur la qualité du scrutin". Elle a fait état de divers incidents, violences et bourrages d'urnes notamment.

Ces deuxièmes législatives au suffrage universel depuis la chute du régime des talibans fin 2001 ne présentaient pas un grand enjeu, le pouvoir réel étant concentré dans les mains du président Hamid Karzaï. L'enjeu est plus important pour les puissances occidentales au moment où, face à des opinions publiques réticentes à l'envoi de leurs soldats dans ce qui apparaît de plus en plus comme un bourbier, elles envisagent un début de retrait de leurs quelque 150.000 militaires, dès juillet 2011 pour les États-Unis. Les pertes parmi les soldats étrangers atteignent des niveaux record, avec 515 militaires tués depuis le début de l'année, alors que l'année 2009 était déjà de très loin la plus meurtrière depuis fin 2001, avec 521 morts.

http://www.lepoint.fr/monde/l-afghanistan-a-l-heure-du-depouillement-apres-des-legislatives-marquees-par-des-violences-19-09-2010-1238263_24.php

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Fraudes et abstentions, ticket gagnant des élections afghanes ?

Les plaintes pour fraudes et autres irrégularités affluent après les élections législatives de samedi en Afghanistan, dont les résultats ne sont pas attendus avant la fin octobre.


Des urnes des bureaux de province sont déjà arrivées dans la capitale, a-t-on appris auprès de la commission électorale indépendante (CEI), au lendemain d'un scrutin que Kaboul a qualifié de succès, en dépit des actes de guérilla des taliban, d'une abstention très importante et d'une fraude qui semble d'ores et déjà généralisée.

Les élections font évidemment l'objet d'une attention particulière à Washington, où Barack Obama doit faire un point en décembre sur la stratégie à l'oeuvre en Afghanistan et sur le calendrier du retrait des forces américaines. Un échec du scrutin ne ferait pas les affaires de la majorité démocrate à quelques semaines des élections de mi-mandat.

Or, le bilan ne semble pas des plus brillants. Il y a eu près d'un million de voix de moins qu'à la présidentielle de 2009, 14 personnes ont été tuées dans des attentats et les plaintes pour bourrage d'urnes, votes multiples et autres achats de voix affluent de tout le pays.

Les corps de trois agents électoraux enlevés la veille ont été retrouvés dimanche dans la province septentrionale de Balkh, a annoncé le président de la CEI, Fazl Ahmad Manawi.

Les fraudes massives qui ont entaché l'élection présidentielle de l'an dernier avaient déjà considérablement entamé le crédit des autorités afghanes.

"IRRÉGULARITÉS A GRANDE ÉCHELLE"

"Les résultats et la qualité du scrutin ne seront pas visibles immédiatement", nuance l'ambassade des Etats-Unis, dans un communiqué diffusé après la clôture du scrutin.

La Fondation afghane pour des élections libres et équitables fait quant à elle état "d'irrégularités à grande échelle", évoquant des destructions de bureaux de vote et des bourrages d'urnes, des heures d'ouvertures ou de fermeture arbitraires ou des pressions exercées par certains candidats.

Dans un communiqué diffusé sur son site internet, l'organisme invite la CEI "à garantir l'intégrité du reste du processus électoral".

La commission a revu dimanche la participation à la hausse, passant de 3,6 à quatre millions de suffrages, mais ce résultat reste très loin des 7,4 millions de la présidentielle de 2004, la première après la chute du régime taliban, et des 6,4 millions des législatives de l'année suivante.

"Cette tendance au déclin traduit plusieurs choses: en premier lieu, une désillusion et un désintérêt croissants pour le processus (électoral), puis les conséquences de l'aggravation de la situation en terme de sécurité", commente sur son blog (http://aan-afghanistan.com/index.asp?id=1066) Martine van Biljert, membre de l'Afghanistan Analysts Network.

Selon la CEI, 11,4 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes samedi, mais d'autres organismes fixent leur nombre entre 10,5 et 12,5 millions.

La participation est impossible à exprimer en pourcentage "parce que personne ne sait combien il y a d'habitants en Afghanistan", déplore Martine van Biljert.

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, a invité les Afghans à s'armer de patience.

Les premiers résultats partiels seront communiqués au plus tôt le 8 octobre et les résultats définitifs ne sont pas attendus avant le 30.

Ce délai s'explique par l'éloignement et l'isolement de certaines circonscriptions, a fait valoir un membre de la commission électorale. Les résultats, a-t-il poursuivi, devront ensuite être intégrés, "puis nous devrons laisser à la commission des plaintes le temps de les enregistrer et de les vérifier".

Jean-Philippe Lefief pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/4/20100919/tts-afghanistan-elections-top-ca02f96_1.html

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La commission a reçu 3.000 plaintes, dont 1.300 pour le jour du vote

La Commission des plaintes électorales (ECC) a indiqué, mardi 21 septembre, avoir reçu plus de 3.000 plaintes pour irrégularités et possibles fraudes lors des élections législatives en Afghanistan, dont 1.300 pour le jour même du scrutin. "Pour l'instant, nous avons reçu 1.388 depuis le scrutin", a déclaré Ahmad Zia Rafaat, un des responsables de la Commission des plaintes électorales, organe chargé d'enquêter sur les violations lors de la campagne et du scrutin. Ces plaintes concernent des irrégularités le jour même du vote. L'ECC a par ailleurs reçu 1.700 plaintes pour des faits constatés depuis le début du processus électoral en avril dernier.

"La fin de dépôt des plaintes pour les irrégularités perpétrées le jour du scrutin expire à 16 heures" (soit 13 h 30, heure de Paris), ce mardi, a ajouté Ahmad Zia Rafaat. Le responsable de l'ECC précise toutefois qu'il est possible d'adresser une plainte pour toute irrégularité constatée après le scrutin dans un délai de trois jours après les faits.

De "nombreuses irrégularités" (ONG)

Bourrage d'urnes, fausses cartes d'électeur, vote sous pression ou forcé, les législatives de samedi - les secondes depuis la chute des talibans, fin 2001 - ont été marquées par des irrégularités et par des attaques sporadiques des insurgés qui ont fait des dizaines de victimes. L'ampleur des irrégularités et des fraudes ne pourra être connue qu'avec l'annonce des résultats. Plus de 4 millions d'Afghans, soit 40 % des électeurs selon le chiffre officiel, sont allés aux urnes. Des premiers résultats partiaux sont prévus mercredi, alors que les résultats définitifs officiels ne seront connus que le 31 octobre.

L'ONG FEFA (Fondation afghane pour des élections libres et régulières) a affirmé que le déroulement du scrutin avait donné lieu à de "nombreuses irrégularités" qui font peser "des doutes sérieux sur la qualité du scrutin". Elle a fait état de divers incidents, violences et bourrages d'urnes notamment. Des fausses cartes d'électeur ont ainsi été retrouvées dans 352 bureaux de vote et des cas de votes multiples ont été relevés dans 1.228 bureaux de vote (sur plus de 5.000) dans 22 provinces (sur 34 que compte le pays).

"L'intimidation est un des problèmes principaux", a estimé Nader Nadery, président de la FEFA, en référence aux tentatives de responsables locaux ou de candidats d'influencer le vote des électeurs. Un analyste et candidat à Kaboul, Haroun Mir, a indiqué qu'il déposerait plainte. "Je suis certain qu'il y aura plein de plaintes, mais l'ECC n'aura pas le temps de toutes les examiner", a déclaré Haroun Mir. Le gouvernement afghan, l'ONU et la communauté internationale avaient prévenu avant le scrutin qu'il y aurait des irrégularités, la seule question étant : à partir de quel niveau de fraudes pose-t-on la question de la légitimité du scrutin ?

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-la-commission-a-recu-3-000-plaintes-dont-1-300-pour-le-jour-du-vote-21-09-2010-1239056_24.php

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Nouveau dépouillement dans sept provinces afghanes

La commission électorale afghane a ordonné un recomptage partiel des suffrages exprimés dans sept des 34 provinces lors des législatives du 18 septembre, en raison de soupçons de fraudes.


"Nous avons obtenus des éléments montrant que les résultats sont suspects et ordonné un recomptage", a déclaré lundi à Reuters Zebriya Barakzai, membre de la commission.

Le nouveau décompte pourrait être étendu ultérieurement à d'autres provinces, a-t-il poursuivi, précisant que les résultats de cinq bureaux de vote de celle de Khost, dans l'Est, avaient été invalidés.

Une enquête a été ouverte pour déterminer la responsabilité des fraudes dans les sept provinces concernées. Il s'agit de celles de Kunduz, de Balkh, de Takhar, du Badakhshan et de Parwan au Nord et au Nord-Est, de Logar au Sud de Kaboul et donc de Khost dans l'Est.

La publication des résultats, qui n'était pas attendue avant le 30 octobre, pourrait être encore repoussée, a souligné Zebriya Barakzai.

La commission des plaintes électorales a reçu près de 3.000 réclamations avant et après le scrutin et craint que ce chiffre ne double à terme.

Le président Hamid Karzaï, réélu en 2009 dans des conditions très contestées, joue une bonne part de sa crédibilité dans ce scrutin.

Dix-sept personnes ont été tuées le jour des élections et plusieurs centaines de bureaux de vote sont restés fermés par mesure de sécurité.

Sayed Salahuddin, Jean-Philippe Lefief pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/4/20100927/twl-afghanistan-elections-41953f5_1.html

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Plus d'un million de bulletins de vote invalidés en Afghanistan

La Commission électorale afghane a annoncé, mercredi 20 octobre, avoir invalidé 1,3 million de bulletins de vote, soit près d'un quart des suffrages exprimés lors des élections du 18 septembre, marquées par de nombreuses fraudes et irrégularités. "Plus de 5,6 millions de votes ont été exprimés", a indiqué le président de la Commission électorale indépendante. Il s'agit des premiers résultats officiels préliminaires.

Un million trois cent mille représente plus de 23 % des bulletins de vote qui ont été glissés dans des urnes lors de ce scrutin qui devait désigner les deux cent quarante-neuf députés de l'Assemblée nationale afghane. Mais les résultats définitifs de ces élections – marquées par des irrégularités et fraudes et troublées par près de quatre cents attaques des insurgés – ne sont attendus que le 30 octobre.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/10/20/plus-d-un-million-de-bulletins-de-vote-invalides-en-afghanistan_1428548_3216.html#xtor=AL-32280184

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La participation officielle aux élections afghanes pose question



Le principal organisme indépendant d'observation des élections législatives en Afghanistan s'interroge sur l'apparition inexpliquée de plus d'un million de bulletins par rapport aux estimations initiales de la commission électorale.


Malgré des violences et des fraudes qui ont conduit à l'invalidation de près d'un quart des bulletins de vote, les responsables électoraux se sont félicités du succès du scrutin du 18 septembre.

Les observateurs internationaux sont plus mesurés. S'ils louent l'Afghanistan pour la tenue des élections malgré les menaces des taliban, ils ont aussi évoqué des "fraudes massives".

La Commission électorale indépendante (CEI) a annoncé la semaine dernière que 5,6 millions d'électeurs s'étaient rendus aux urnes, mais qu'elle avait invalidé 1,3 million de bulletins en raison d'irrégularités, fraude ou actes d'intimidation.

Peu après la fin des opérations de vote, la CEI avait estimé à un peu plus de quatre millions le nombre de bulletins déposés et a expliqué l'écart entre les deux chiffres en disant que le premier était le fruit d'une "estimation".

La Fondation pour des élections justes et libres en Afghanistan (Fefa) s'est déclarée préoccupée, jeudi, par cet écart ainsi que par les recomptages dans certains secteurs et le nombre de bulletins invalidés.

"La CEI a déclaré initialement que 4,5 millions de personnes avaient participé aux élections. Nous appelons la CEI à donner une explication complète de la différence entre les estimations de participation", a dit le directeur général de la Fefa, Jandad Spinghar, lors d'une conférence de presse.

Les élections à la chambre basse du parlement, la wolesi jirga, ont eu lieu malgré les menaces lancées par les taliban.

Les alliés occidentaux du gouvernement de Kaboul ne se sont pas pressés d'en saluer le succès notamment en raison du souvenir de la présidentielle de 2009 conclue sur fond de fraudes par l'abandon de l'adversaire d'Hamid Karzaï.

La Commission des plaintes électorales (ECC) a été saisie de quelque 4.000 recours. Leur examen devrait repousser de plusieurs semaines l'annonce des résultats d'abord prévue samedi.

L'ECC, qui avait annulé plus d'un tiers des bulletins en faveur de Karzaï après le premier tour de la présidentielle, a prévenu que plus de la moitié des plaintes reçues étaient susceptibles d'influer sur l'issue des législatives.

La crédibilité du scrutin, financé à hauteur de plus de 100 millions d'euros par les bailleurs de fonds internationaux, sera au menu du sommet de l'Otan, le mois prochain à Lisbonne. Elle devrait peser lourd sur la révision de la stratégie dans ce conflit que le président Barack Obama doit dévoiler en décembre.

Sayed Salahuddin, Grégory Blachier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

http://fr.news.yahoo.com/4/20101028/twl-afghanistan-elections-41953f5_1.html

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Manifestation à Kaboul contre les fraudes aux législatives






Des parlementaires sortants, candidats ou sympathisants d'opposition ont manifesté mardi à Kaboul contre les fraudes présumées aux élections législatives du 18 septembre en Afghanistan, dont les résultats tardent toujours à être proclamés.


Les manifestants, au nombre d'environ 150 et parmi lesquels se trouvaient des députés en vue, ont défilé devant les grilles du palais du président Hamid Karzaï en proclamant que le scrutin était malhonnête et non démocratique.

"Ces élections ont été truffées d'irrégularités. Il faut en organiser d'autres dès cette année", a déclaré Najla Anjila, une candidate à la députation dans la capitale.

"Cette élection est illégale et nous ne l'acceptons pas. Nous invitons le président Karzaï à annuler ce scrutin frauduleux", a scandé un protestataire dans un porte-voix.

Les élections à la Wolesi Jirga, la chambre basse du parlement afghan, se sont tenues malgré les menaces de perturbation des taliban, mais, d'ores et déjà, un quart des bulletins ont été invalidés par la commission électorale.

"Certains membres du gouvernement et de la commission électorale indépendante sont impliqués dans la fraude (...) Nous considérons que cette élection a été complètement illégale", a renchéri un autre candidat, Mouhine Marastial.

La crédibilité du scrutin pèsera sur les débats que consacrera ce mois-ci l'Otan à l'Afghanistan lors d'un sommet à Lisbonne.

Depuis le jour du vote, de nombreuses plaintes officielles ou officieuses ont été formulées quant à la sincérité du scrutin mais, jusqu'à ce mardi, personne n'avait encore réclamé une nouvelle élection.

Les résultats définitifs étaient prévus initialement pour la fin octobre mais ils ont été différés de plusieurs semaines en raison des milliers de plaintes reçues par la commission, soutenue par les Nations unies, dont le représentant local a reconnu une "fraude considérable".

Jonathon Burch, Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser

http://fr.news.yahoo.com/4/20101102/twl-afghanistan-elections-41953f5_1.html

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lol la tête de abdollah abdollah

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Des dizaines de parlementaires afghans élus disqualifiés



Des dizaines de parlementaires afghans, élus lors des élections législatives du 18 septembre, ont été disqualifiés pour fraude, a-t-on appris dimanche de source proche de la Commission des plaintes électorales (ECC).


Cette annonce survient au lendemain du sommet de l'Otan à Lisbonne où le dossier afghan, et notamment la question du processus de transfert des responsabilités en matière de sécurité, a dominé les échanges entre les membres de l'Alliance.

"Les voix accordées à des dizaines de vainqueurs vont être annulées pour fraude", a indiqué à Reuters une source qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

Les candidats ne seront pas autorisés à faire appel de cette décision, a-t-on appris de même source.

L'ECC, mise en place par l'Onu pour surveiller le processus électoral en Afghanistan, va remettre la liste des candidats disqualifiés à la Commission électorale indépendante (CEI) qui doit proclamer les résultats définitifs.

Seuls quelques résultats préliminaires ont été annoncés plus de deux mois après un scrutin qualifié dans un premier temps de succès par les autorités afghanes.

De nombreux candidats ont dénoncé des fraudes et réclament la tenue d'un nouveau scrutin.

L'an dernier, au premier tour de l'élection présidentielle, la commission des plaintes électorales avait annulé un tiers des voix en faveur du président Hamid Karzaï, finalement réélu après le retrait de son rival du second tour, Abdullah Abdullah.

Hamid Shalizi, Marine Pennetier pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/4/20101121/twl-afghanistan-elections-fraude-41953f5_1.html

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