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Les Afghans du Pakistan à nouveau jetés sur les routes, par les inondations

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Les Afghans du Pakistan à nouveau jetés sur les routes, par les inondations


"99% du camp a été complètement détruit par les inondations. Cela va prendre au moins deux mois pour nettoyer les décombres", estime un des coordinateurs locaux du HCR, Werner Schellenberg.



Ils avaient fui les guerres afghanes pour le Pakistan voisin, s'échouant dans des camps de tentes devenus avec le temps de vrais villages. Trente ans après, ce n'est plus la guerre mais les gigantesques inondations qui ont jeté les réfugiés Afghans sur les routes.

"Il ne reste rien. Tout est détruit", dit Muhib Ullah, 40 ans, assis sur les débris de sa maison dans le camp de réfugiés d'Azakhel.

Ce camp de tentes géant, qui devait au départ accueillir temporairement les réfugiés afghans, était peu à peu devenu un village permanent. Il n'est plus aujourd'hui que ruines près de la grand route qui va à Peshawar, la grande cité du nord-ouest, située à quelques dizaines de kilomètres de l'Afghanistan.

Le village de briques et de torchis semble avoir été comme bombardé, ses débris dispersés sur plusieurs kilomètres par les flots boueux.

Muhib Ullah, aujourd'hui maître d'école, avait comme des millions d'autres Afghans fui son pays envahi par les Soviétiques. Près de 30 ans plus tard, il a dû évacuer ses cinq fils et cinq filles dans un camp de tentes proche.

Vêtu d'une longue chemise verte et du petit chapeau blanc traditionnels, il a entassé draps, coussins, couettes et oreillers sur un tas de débris, et tente de les faire sécher. Des morceaux de lits, tabourets et meubles divers jonchent le sol de sa maison, où subsiste au plafond un ventilateur maculé de boue.

Selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), près de 6.000 familles afghanes avaient trouvé refuge à Azakhel. Mais les habitants évoquent plutôt un chiffre de 11.000, qui ont tout perdu aujourd'hui.

"99% du camp a été complètement détruit par les inondations. Cela va prendre au moins deux mois pour nettoyer les décombres", estime un des coordinateurs locaux du HCR, Werner Schellenberg.

"J'ai vu une poignée d'Afghans revenir pour tenter de retrouver leurs biens, mais la plupart sont partis vivre chez des proches ou dans un camp de fortune qui a poussé près de la route", explique-t-il.

Islam Gul, 30 ans, dont la pharmacie et la maison ont été balayées par les eaux, semble avoir perdu foi en son avenir au Pakistan. "Tous les médicaments sont enterrés. Je n'ai plus rien pour nourrir ma famille", déplore-t-il.

Il pense retourner en Afghanistan, pourtant secoué par la rébellion des talibans, persuadé qu'il vivra mieux dans sa ville natale de Jalalabad (est). Ses parents, enfants, cinq frères et leurs femmes et enfants y seront bien mieux que dans le camp de déplacés privé d'électricité et aux conditions de vie misérables qui les attend désormais.

Un peu plus loin, des enfants pataugent pieds nus dans l'eau boueuse. Une odeur pestilentielle flotte sur la plaine. "C'est à cause du bétail mort. Des centaines ont péri ici", dit Islam.

Un garçonnet de 8 ans tient dans sa main gauche un jouet qu'il a récupéré dans l'eau infectée. "Tout le monde a des problèmes de peau et des allergies. Les gens souffrent également de problèmes d'estomac", explique Islam.

Epuisés par les lourds sacs chargés sur leurs épaules et dans les bras, Mohammed Ali, 45 ans, et sa fille Salma, 12 ans, s'extraient avec peine du champ de ruines.

Leur famille a trouvé refuge dans le petit village proche d'Akora Khattak, connu au Pakistan pour abriter une école coranique (madrasa) pro-talibane.

Leur maison comme l'école qui se trouvait à côté ont été détruites par les flots. "Le vrai problème n'est pas la destruction de l'école. Pour moi, le vrai problème, c'est l'avenir, le mien et celui de mes enfants", dit Mohammed.

source: Le Point.fr

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